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Interview –

Kyle McAlarney (Orléans) : « Plus de temps à perdre »

Leader malheureux d’une équipe en difficulté, Kyle McAlarney (1,85 m, 27 ans) ne perd pas espoir pour autant même s’il sait que l’heure tourne.

Après avoir décroché une victoire contre une équipe de tête face à Gravelines-Dunkerque, vous venez de vous incliner à domicile devant Rouen. Comment se fait-il qu’Orléans n’arrive pas à enchaîner ?

Avant toute chose, il faut rappeler que nous avons eu beaucoup de blessures et cela contribue à notre manque de régularité. Brian (Greene) a été longtemps blessé, de même qu’Abdou (Loum), Maël (Lebrun)... Il faut rajouter à cela le fait que des joueurs sont venus les remplacer en plein milieu de la présaison. Ce n’est pas la meilleure façon de travailler le collectif qui est pourtant l’une de nos qualités. L’année dernière, c’était notre grande force, on jouait très bien ensemble donc ça nous a coûté beaucoup sur le début de saison. Contre Rouen, on n’a pas été bon en première mi-temps, meilleur en deuxième mais Rouen avait pris de la confiance entre temps et on n’a pas été capable de revenir comme on l’avait fait face à Gravelines.

Ces blessés sont maintenant revenus au jeu, sentez-vous que l’équipe joue mieux depuis ?

Absolument. On jouait très mal en début de saison et ça va mieux depuis le match contre Nancy (lors de la 9e journée), même si on l’a perdu. On s’améliore mais on n’a pas beaucoup de temps, on peut dire que maintenant que les blessés sont revenus, on va s’améliorer mais il faut le montrer dès maintenant. On est déjà bien avancé dans la saison et on n’a plus de temps à perdre.

En effet, Orléans est actuellement 16e au classement, avec seulement trois succès d’avance sur Boulogne-sur-Mer, le dernier. On imagine que ce n’est pas un classement qui vous satisfait.

Bien sûr que non. Il y a certains matches qu’on a perdus comme contre Le Mans, Rouen ou même Pau-Lacq-Orthez en début de saison, alors qu’on était tout près de la victoire. Et une victoire de plus ou de moins, ça change énormément la donne. On peut se rassurer en se disant que plusieurs fois, on n’était pas loin de gagner, il faut s’en souvenir parce qu’on joue mieux mais on n’a plus le temps, il faut qu’on joue comme on a su le faire contre Gravelines, dès notre prochain match à Nanterre ce week-end.

L’année dernière, Orléans s’était d’ailleurs fait une spécialité de remporter des matches très serrés, avec des shoots spectaculaires en toute fin de match. Pensez-vous que l’équipe a perdu cette capacité à faire la différence dans le money time.

Non, je ne crois pas. C’est dans la mentalité de l’équipe, il faut croire en la victoire peu importe les conditions. C’est ce qui fait la différence entre une bonne et une mauvaise équipe : la mentalité, la croyance qu’on peut gagner à tout prix. Cette année, notre équipe n’est pas très différente de l’année dernière, il y a eu peu de changement, il faut donc simplement qu’on retrouve cette mentalité qui faisait notre force la saison passée.

« Tant que mathématiquement il reste une chance de se qualifier, on ne peut pas abandonner la Leaders Cup »

 

Orléans a beau être en bas de classement aujourd'hui, Kyle McAlarney regarde toujours vers le haut

 

Comme tu le dis, l’équipe a très peu changé cette année. On peut donc se demander si c’était une bonne idée : l’équipe qui a raté les playoffs l’année dernière peut-elle réussir cette année ?

Je crois que chaque année, les équipes se posent la question : avons-nous réussi à atteindre nos objectifs compte tenu de notre budget ? Si on regarde bien, l’équipe de l’année dernière s’est donnée la chance de se qualifier pour les playoffs (Orléans a fini 9e avec 16 victoires pour 14 défaites), on n’est vraiment pas passé loin et on a même réussi à se qualifier pour la Leaders Cup. Et je crois qu’on croit tous beaucoup en cette équipe : on a des mecs très matures, des joueurs avec beaucoup d’expérience... C’est sur cette idée que l’équipe a été bâtie cette année et pour moi, ça n’a pas changé, je continue de faire confiance au groupe, à mes coéquipiers. Orléans n’a pas le plus gros budget mais on sait qu’on est capable de le faire.

Parmi les deux recrues de cette année, l’une d’elles est Derrick Nix, le pivot qui a remplacé Terence Dials à l’intersaison. Après 11 matches, il ne joue que 18 minutes et n’a été titulaire que deux fois. Est-il vraiment le pivot dont Orléans avait besoin ?

François (Peronnet) recherchait quelqu’un qui puisse jouer les post-up (le jeu dos au panier) et Derrick peut faire ça, on le voit tous les jours à l’entraînement. Après, c’est un jeune joueur qui n’a pas beaucoup d’expérience en Europe et je crois que tout le monde doit se demander s’il peut apporter plus, moi le premier parce que c’est ma deuxième saison ici à Orléans. Je trouve que Derrick joue plutôt bien et même s’il joue moins de 20 minutes par match, il fait du bon boulot.

Vous êtes actuellement à 3 victoires de moins que le 8e, avez-vous abandonné vos espoirs de qualification pour la Leaders Cup ?

Non, absolument pas. La Pro A, c’est quelque chose de très compliquée, tout peut se passer en une journée. Vous gagnez un match, vous pouvez remonter de 4 places au classement et, à l’inverse, en cas de défaite, on peut perdre 4 places. Chaque match est très, très important. Il nous reste 5 matches à jouer avant la trêve et on a montré en battant Gravelines qu’on pouvait gagner contre n’importe qui. Moi je continue d’y croire et tant que mathématiquement il reste une chance de se qualifier, on ne peut pas abandonner. J’aimerais vraiment qu’on y arrive parce que l’année dernière, on n’a pas montré grand-chose à la Leaders Cup donc j’aimerais que ce soit le cas cette année.

« J’avais choisi de venir à Orléans à cause de Philippe »

 

Parti cet été d'Orléans, Philippe Hervé a beaucoup influencé Kyle la saison dernière

 

La grande nouvelle cet été du côté d’Orléans a été le départ de Philippe Hervé, l’homme à la base de la montée en puissance de l’OLB ces dix dernières années. On sait de plus que sa présence avait beaucoup compté dans ton choix de signer ici à l’époque. Comment as-tu vécu son départ ?

C’est vrai, j’avais choisi de venir à Orléans à cause de Philippe. J’avais plusieurs fois joué contre ses équipes avant de le rejoindre et c’est vraiment le meilleur coach pour qui je n’ai jamais joué. J’ai appris tellement sous ses ordres et si un jour il coache à nouveau, j’aimerais vraiment jouer pour lui encore, peu importe où, parce que j’ai vraiment adoré jouer son basket. Mais je savais qu’il allait arrêter à Orléans et faire un break, et je me suis dit que j’avais l’opportunité de prouver quelque chose, ça pouvait être une étape importante dans ma carrière de montrer que je pouvais être un leader pour cette équipe, pas juste un role player. En plus, j’apprécie beaucoup cette ville ainsi que toute l’organisation au sein du club. Ma famille et moi avons été très bien accueillis et pour moi c’est très important.

Et François Peronnet alors ? Il a longtemps été l’assistant de Philippe avant de devenir le coach principal cette saison à Orléans. Quelles sont les différences entre les deux hommes ?

François est différent de Philippe, c’est certain, mais ses principes de jeu sont très similaires à ceux de Philippe et c’est logique car ils ont longtemps travaillé ensemble. Quand on joue bien, on voit bien l’influence de Philippe dans sa façon de faire jouer l’équipe. Après, je pense que François est un peu plus intense, et il souhaite nous donner un peu plus de libertés sur le terrain. Philippe avait une telle connaissance du basket qu’il pouvait vraiment contrôler chaque action dans les moindres détails, mais j’aime beaucoup aussi l’approche de François qui nous donne un peu plus de liberté, cela a ses avantages mais aussi ses inconvénients. J’aime beaucoup jouer pour François et j’ai toute confiance en lui.

Et niveau coup de gueule, est-il capable des mêmes colères que Philippe Hervé ?

(Rires) C’est une colère différente, ça ne s’exprime pas forcément de la même façon. Philippe ne gueulait pas tant que mais c’est vrai qu’il pouvait entrer dans des colères noires quand on ne jouait pas bien.

Tu es toujours le meilleur scoreur de l’équipe cette saison et tes stats sont très proches de celles de l’an dernier. Es-tu satisfait de ton jeu jusqu’à présent ?

Non, pas vraiment. J’ai le sentiment de pourvoir jouer mieux. Jouer pour Philippe Hervé m’a beaucoup appris et j’ai vraiment l’impression que je peux faire plus. Je me mets beaucoup de pression quand je joue et je suis capable de ne pas dormir si j’ai l’impression d’avoir mal fait quelque chose parce que je suis très exigeant avec moi-même. Surtout que les résultats ne sont pas bons et en tant que leader de l’équipe, je me sens responsable si on perd. En fait, tout dépend de l’issue du match, tout est toujours super quand on gagne et toujours terrible quand on perd. C’est plus dur pour négocier le prochain contrat, plus dur pour la suite de votre carrière, peu importe comment vous jouez quand vous perdez.

« Le All Star Game en France, c’est un truc incroyable »

 

Finaliste lors des trois dernières éditions, Kyle ne participera pas cette année au concours de tirs à trois-points du All Star Game

 

L’année dernière, Marc-Antoine Pellin a raté toute la saison pour cause de blessure. Cette saison, il est titulaire à la mène, à tes côtés. Aimes-tu jouer avec lui et as-tu eu des difficultés à t’adapter à sa présence ?

Non parce que quand je suis arrivé l’année dernière, il était prévu qu’on joue ensemble et ça me plaisait beaucoup parce que c’est le genre de joueur qui créé beaucoup de situations pour ses partenaires. De par son absence l’année dernière, je pense que j’ai raté deux à trois shoots ouverts par match. J’aime beaucoup jouer avec lui parce que c’est un vrai meneur de jeu, il sait parfaitement contrôler le rythme. Il y a beaucoup de très bons meneurs dans cette ligue donc chaque soir il doit faire face à un très fort adversaire. Il n’est pas très grand mais il fait du super boulot et c’est vraiment agréable de jouer avec lui, il est très fort pour faire la passe quand les shooteurs sont ouverts.

Il est le plus petit meneur de la ligue et toi-même, tu es plutôt petit pour un deuxième arrière. Est-ce compliqué de jouer avec un backcourt aussi petit ou bien est-ce un avantage ?

Il y aussi Darnell Harris qui fait à peu près la même taille que moi et dès fois nous sommes amenés à jouer ensemble. Défensivement, ça peut nous gêner parfois mais on n’en a pas trop souffert, je trouve même qu’on a su en tirer avantage. On est rapide, on peut presser fort les attaquants adverses et occuper de l’espace sur le terrain.

Après deux présences d’affilée, tu n’as pas été retenu pour le All Star Game. Est-ce une déception ?

Non, je m’y attendais en fait. L’équipe n’a pas été très bonne pour le moment et je n’ai pas non plus des stats extraordinaires, donc je ne suis pas vraiment surpris.

Tu n’as pas non plus été choisi pour le concours à trois-points, là non plus, tu n’es pas déçu ?

Non. Le All Star Game en France, c’est un truc incroyable, j’aurais vraiment adoré y participer une fois de plus mais ce n’est pas non plus le plus important dans ma saison, je préfère gagner des matches plutôt que d’être au All Star Game car ce sont les victoires qui font une carrière, pas les concours à trois-points.

par LNB

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Calendrier Pro A

Équipe domicile Score Équipe extérieur
05 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
80 – 60 Strasbourg
LNB TV
06 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
76 – 71 Monaco
LNB TV
07 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
82 – 89 Strasbourg
LNB TV
08 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
83 – 94 Monaco
LNB TV
09 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
79 – 85 Le Mans
LNB TV
13 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
81 – 77 Le Mans
LNB TV
15 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
77 – 87 Le Mans
LNB TV
18 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
84 – 72 Monaco
LNB TV
20 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
69 – 78 Monaco
LNB TV
24 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
74 – 76 Le Mans
LNB TV

Classement Pro A

Jeep® ÉLITE – Classement à la 34ème journée
Pos Équipe % Victoire Résultats
1 Monaco 74 25v - 9d
2 Strasbourg 71 24v - 10d
3 Le Mans 62 21v - 13d
4 Limoges 59 20v - 14d
5 Dijon 59 20v - 14d
6 Lyon-Villeurbanne 56 19v - 15d
7 Nanterre 56 19v - 15d
8 Pau-Lacq-Orthez 53 18v - 16d
9 Bourg-en-Bresse 50 17v - 17d
10 Levallois 48 16v - 18d
11 Le Portel 48 16v - 18d
12 Chalon/Saône 45 15v - 19d
13 Gravelines-Dunkerque 45 15v - 19d
14 Châlons-Reims 45 15v - 19d
15 Cholet 42 14v - 20d
16 Antibes 39 13v - 21d
17 Boulazac 36 12v - 22d
18 Hyères-Toulon 18 6v - 28d

Calendrier Pro B

Équipe domicile Score Équipe extérieur
27 mai (PROB-Playoffs Accession)
60 – 73 Fos-sur-Mer
LNB TV
28 mai (PROB-Playoffs Accession)
77 – 76 Orléans
LNB TV
30 mai (PROB-Playoffs Accession)
85 – 86 Rouen
LNB TV
02 juin (PROB-Playoffs Accession)
83 – 36 Lille
LNB TV
79 – 75 Rouen
LNB TV
04 juin (PROB-Playoffs Accession)
70 – 92 Fos-sur-Mer
LNB TV
77 – 52 Roanne
LNB TV
07 juin (PROB-Playoffs Accession)
71 – 55 Lille
LNB TV
11 juin (PROB-Playoffs Accession)
68 – 72 Fos-sur-Mer
LNB TV
14 juin (PROB-Playoffs Accession)
76 – 70 Roanne
LNB TV

Classement Pro B

PROB – Classement à la 34ème journée
Pos Équipe % Victoire Résultats
1 Blois 80 27v - 7d
2 Roanne 77 26v - 8d
3 Orléans 74 25v - 9d
4 Fos-sur-Mer 71 24v - 10d
5 Lille 68 23v - 11d
6 Saint-Chamond 65 22v - 12d
7 Nancy 56 19v - 15d
8 Rouen 50 17v - 17d
9 Evreux 48 16v - 18d
10 Denain 48 16v - 18d
11 Aix-Maurienne 45 15v - 19d
12 Vichy-Clermont 42 14v - 20d
13 Nantes 36 12v - 22d
14 Caen 36 12v - 22d
15 Quimper 33 11v - 23d
16 Poitiers 33 11v - 23d
17 Le Havre 30 10v - 24d
18 Charleville-Mézières 18 6v - 28d

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