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Interview Grand Format Pro B –

Greg Beugnot (SLUC) : "Au bout d'un entraînement, j'ai su qu'on ne se sauverait pas"

L'ancien coach de l'ASVEL (de 1992 à 2000), vainqueur du triplé avec Chalon en 2012, s'apprête à vivre sa toute première saison en Pro B...

Dans quelques jours, le 7 octobre précisément, Gregor Beugnot atteindra l’âge vénérable de 60 ans. L’ex-meneur international de Limoges (une victoire en Eurocoupe en 1988 avec le CSP), qui a connu ensuite ses plus belles heures en tant que coach avec l’ASVEL de 1992 à 2000, puis finalement emmené l’Élan Chalon au triplé en 2012, vivra sa toute première saison de Pro B avec le SLUC Nancy. Avec un plan sur deux saisons pour retrouver l’élite, mais aussi la plus ou moins secrète ambition d’aller un peu plus vite que la musique, si l’occasion se présente…

Gregor, à lire la compo du SLUC cette saison, on y voit des jeunes du cru, quelques revanchards, des joueurs de mission, de bons US et le recours à un meneur Protée (DaShaun Wood). N’aurais-tu pas, la soixantaine atteinte, un petit côté Marty McFly dans Retour vers le futur ? Parce qu’elle ressemble un peu à ta première équipe de l’ASVEL, en 1992...

Oui et non. Plutôt non d’ailleurs ! Ou à l’équipe de la deuxième année alors. Parce que la première saison à l’ASVEL, j’avais Troy Bowers, Steve Bucknall, tout ça, mais pas ce leader charismatique qu’est devenu ensuite Delaney Rudd. Lui n’est arrivé que la saison suivante. Non, l’idée, là, c’était plutôt d’arrêter l’hémorragie, avec un renouvellement, de saison en saison, de 80% des joueurs. Résultat, il n’y a plus d’identité de jeu, de cohésion. Et quand tu n’es pas chanceux et que la mayonnaise ne prend pas, tu vas à la catastrophe comme nous l’an passé. Donc, là, l’idée était de dire : attendez, on repart sur un projet à deux ans, on amène des jeunes, on hiérarchise le groupe. Le tout, comme tu le disais, en prenant un vrai leader, des caporaux, je veux dire quelques joueurs expérimentés, d’autres de devoir, etc. D’avoir une vraie identité de construction de jeu autour de joueurs que tu retrouves d’une année sur l’autre.

La descente du SLUC l’an dernier, selon toi, c’est ça : l’aboutissement d’une forme de logique qui fait que tu dois remplacer 80 ou 90% de ton équipe chaque année. Donc jouer à la loterie. Et à ce jeu, à un moment, tu finis par tout perdre...

C’est exactement ça. Tu associes des joueurs qui ne sont pas complémentaires, ou jaloux les uns des autres. Ou encore qui n’ont pas envie de souffrir ensemble. Et à un moment, quand tu as trop de chefs et pas assez d’Indiens, ton équipe ne fonctionne plus du tout et tu as un mal fou à changer les mentalités parce qu'il n’y a aucun feeling entre eux sur le terrain...

Au bout de combien de temps t’es-tu aperçu que la mission sauvetage allait devenir impossible ?

Au premier entraînement. Au bout de quelques dizaines de minutes, j’ai de suite dit qu’il était impossible de se maintenir avec cette équipe-là. Alors, on a décidé de tenter des trucs. Le tout en étant en encadrement de masse salariale. C’est ce qui a pris du temps, parce qu’il fallait qu’on parvienne à faire partir certains joueurs pour zéro euro. Donc on a dû leur laisser du temps pour qu’ils trouvent un club où rebondir. Après, on a fait venir trois autres joueurs, mais le renfort est arrivé un peu tardivement parce que certains des nouveaux sont arrivés hors de forme. Voilà... Mais après le premier entraînement, je savais qu’il était impossible qu’on gagne des matches, les faiblesses de cette équipe étaient énormes. Pour le SLUC, c’est aussi parti du fait que l’équipe était construite autour de Vargas qui est parti rapidement. Derrière, les nouveaux n’ont rien apporté du tout. Très compliqué...

Le SLUC a connu un été agité avec cette descente et la malheureuse disparition du président, Marc Barbé. Malgré cela, est-ce qu’un objectif de remontée directe vous a été fixé ?

En fait, on s’est donné deux ans. Avec l’envie de tout mettre en œuvre pour réussir dès la première année. Mais là, on est vraiment dans la reconstruction d’un effectif. Faire l’alliage entre des jeunes du cru, des joueurs d’expérience et un meneur leader. Hélas, on a été perturbé avec la grosse blessure de DaShaun Wood qui est arrivée rapidement. On a aussi tenté un pari sur Williams Narace, MVP du championnat espoir l’an dernier, mais qui n’aura son statut de JFL que la saison prochaine. Pour le moment, il est encore Cotonou, ce qui fait qu’on ne part qu’avec trois vrais renforts étrangers. Cette saison, on mise vraiment sur le collectif, sans attendre de miracle de la part d'un ou deux individus. Le seul problème, c’est que pour valider cette stratégie, nous avons besoin de beaucoup travailler et, aujourd’hui, compte tenu des blessures de Wood puis de Brynton Lemar, le chantier est encore très vaste ! En général, quand tu n’as pas de blessures, les automatismes arrivent vraiment au bout de deux ou trois mois. Là, on a pris un retard considérable.

Tu parlais de Narace, il semble qu’il ait été l’une des satisfactions de la prépa. Quel sera le rôle de tes trois jeunes, avec Enzo Goudou-Sinha et Valentin Chery en plus de Williams ?

Ils auront chacun des rôles très différents. Will est un joueur en devenir sur le poste 3, parce que s’il a de la densité physique, de la présence au rebond et beaucoup d’intensité, il manque encore d’adresse et doit encore apprendre côté lecture de jeu. Enzo, lui, va être un back-up important. Là, avec l’absence de Wood et en attendant Russell, il a été capable de gérer l’équipe pendant 3 ou 4 matches amicaux. Lui a le potentiel pour devenir premier meneur dans une équipe à terme. Le petit Chery part d’un peu plus loin. C’est un poste 4 qui n’a pas trop de shoot mais qui compense par de la densité physique. Il faut qu’il trouve son identité de jeu mais peut devenir une bonne rotation.

Côté JFL, les arrivants, Mickaël Var, Gaétan Clerc et Philippe Braud sont des valeurs sûres de la division...

En fait, on s’est dit au départ qu’on allait prendre de forts joueurs français et compléter par des US après. Mais on a vite eu l’opportunité de prendre DaShaun, ce qui a un peu changé la donne. En plus, le fait que Narace soit JFL après cette saison et qu’on raisonne sur deux ans, ça donnera au SLUC la possibilité de prendre un Cotonou en plus l’an prochain. Là, pour les JFL, ce qu’on voulait, c’est prendre des joueurs qui avaient connu un parcours vers la montée, comme Gaétan et Philippe ont pu l’avoir avec Boulazac et Bourg. Pour Mickaël Var, comme on voulait un axe 1-5 fort avec Wood et Aska, plus un jeune en rotation sur le poste 4, on a voulu un autre 4 performant et on s’est décidé pour Mickaël. Les deux autres sont aussi importants parce qu’ils savent ce que c’est qu’une saison devant tendre vers l’excellence. Ils ont connu ça. Ils en parlent. Ce sont donc les parfaits relais des coaches parce qu’ils connaissent la Pro B, les joueurs, et ce qu’il faut améliorer, chaque jour, pour aller chercher la Pro A. Ils connaissent le chemin. Et ça, c’est vraiment important, surtout quand le reste de l’effectif ne connaît pas ou peu cette division.

Côté renforts US, parle-nous un peu d’Ivan Aska, qui a brillé au PAOK l’an passé, et des deux rookies, Brynton Lemar et Dewayne Russell...

Russell, c’est un cas particulier, puisqu’on avait signé un autre joueur. Mais qui a cherché à reculer deux fois son billet d’avion. Et pour moi, ça, c’est le signe d’un manque de motivation à venir. J’ai donc coupé court tout de suite. Ensuite, trouver un joueur pour 3 mois à cette époque, cela n’a rien d’évident parce que les bons attendent un contrat à l’année. Alors, Dewayne, qui est un rookie, dispose d’un potentiel intéressant, même s’il y a beaucoup de travail à faire avec lui. C’est un gamin bien sous tous rapports, avec de grosses qualités qui devraient lui permettre de devenir un bon petit joueur du circuit européen, donc on est parti sur lui. Brynton Lemar, c’est différent, même s’il vient aussi d’une petite fac. On voulait quelqu’un qui ait de la percussion, parce que ça nous faisait défaut. Il a de l’adresse et de la passe. C’est un bon complément du reste de l’équipe. Après, Ivan Aska, c’est la vélocité, l’explosivité, une grosse qualité de tir extérieur et surtout de la dureté et de la générosité. C’est un vrai 4, mais il a une telle densité dans les impacts qu’il peut parfaitement s’adapter en 5. Il a un vrai profil d’intérieur de Pro B tout en ayant un vrai niveau de Pro A.

La Pro B est une division qui gagne en densité chaque saison. Est-ce que tu vois une équipe qui sort du lot ?

C’est difficile pour moi, car la Pro B est une nouveauté. Il faut que je sois humble par rapport à ça. Mais on s’aperçoit que les équipes qui montent sont souvent celles qui montent en puissance au fil de la saison. Celles, aussi, qui prennent le temps de mettre en place un jeu qui ressemble à la Pro A. L’an dernier, Savo (Vucevic) et Bourg avaient un jeu en tous points comparable avec celui des clubs de l’élite. Idem pour Bergeaud et Boulazac.

Tu n’as jamais coaché à ce niveau au cours de ta carrière. On dit aussi que le jeu de la Pro B est plus direct, moins élaboré que ce qui se pratique en Pro A. De ton côté, tes principes de jeu vont-ils s’adapter ou rester les mêmes ?

Ah non ! Il faut rester sur ce qui a fait ta force depuis des années. D’abord parce qu’on se doit d’être ambitieux, donc de vouloir remonter en Pro A. Alors, si c’est pour faire l’ascenseur, autant ne pas remonter du tout. Donc, le but, c’est de développer dans ton groupe et parmi tes jeunes joueurs une capacité de lecture de jeu, un Q.I. basket, qui leur permettent d’évoluer en Pro A. Là, le but c’est donc d’essayer d’avoir des formes de jeu dignes d’une équipe de Pro A, tout en respectant ce qui fait la force des équipes de Pro B, l’engagement, l’intensité, etc. Parce qu’attention, en Pro B, ça joue à 100 à l’heure, avec de la contre-attaque, de la transition, alors qu’en Pro A, tu évolues plus en demi-terrain.

 

Leaders Cup Pro B

3e journée (ce soir)

29/09/2017        Lille - Rouen

29/09/2017        Denain - Nancy

29/09/2016        Caen - Orléans

29/09/2017        Roanne - Blois

29/09/2017        Poitiers - Nantes

29/09/2017        Saint-Chamond - Aix-Maurienne

Déjà joués

1ère journée

22/09/2017        Le Havre bat *Lille :                                                       78-64

22/09/2017        Denain  bat *Charleville-Mézières :                             93-77

22/09/2016        *Evreux bat Caen :                                                        86-75

22/09/2017        *Vichy-Clermont bat Roanne :                                      86-78

22/09/2017        Poitiers  bat *Quimper :                                                94-82

22/09/2017        *Aix-Maurienne bat Fos-sur-Mer :                               75-73

2e journée

*Rouen bat Le Havre :                                                                                  77-66

*Nancy bat Charleville-Mézières :                                                              73-58

Orléans bat *Evreux :                                                                                  79-70

Blois bat *Vichy-Clermont :                                                                         96-86

*Nantes bat Quimper :                                                                                 66-64

*Fos-sur-Mer bat Saint-Chamond :                                                            70-61

Les classement par groupes

Groupe A : 1- Rouen (1-0), 2- Le Havre (1-1), 3- Lille (0-1).

Groupe B : 1- Denain et Nancy (1-0), 3- Charleville-Mézières (0-2).

Groupe C : 1- Orléans (1-0), 2- Evreux (1-1), 3- Caen (0-1).

Groupe D : 1- Blois (1-0), 2- Vichy-Clermont (1-1), 3- Roanne (0-1).

Groupe E : 1- Poitiers et Nantes (1-0), 3- Quimper (0-2).

Groupe F : 1- Aix-Maurienne (1-0), 2- Saint-Chamond et Fos-sur-Mer (1-1).

Le calendrier retour

4e journée

03/10/2017        Le Havre - Lille

03/10/2017        Denain - Charleville-Mézières

03/10/2017        Caen - Evreux

03/10/2017        Roanne – Vichy-Clermont

03/10/2017        Poitiers - Quimper

03/10/2017        Fos-sur-Mer – Aix-Maurienne

 

5e journée

06/10/2017        Le Havre - Rouen

06/10/2017        Charleville-Mézières - Nancy

06/10/2017        Orléans - Evreux

06/10/2017        Blois – Vichy-Clermont

06/10/2017        Quimper - Nantes

06/10/2017        Saint-Chamond – Fos-sur-Mer

 

6e journée

10/10/2017        Rouen - Lille

10/10/2017        Nancy - Denain

10/10/2017        Orléans - Caen

10/10/2017        Blois - Roanne

10/10/2017        Nantes - Poitiers

10/10/2017        Aix-Maurienne – Saint-Chamond

 

La formule

Phase de groupes : du 22 septembre au 10 octobre 2017

6 groupes de 3 équipes. Matches aller-retour soit 4 matches par équipe.

Les premiers de chaque groupe et les meilleurs seconds sont qualifiés pour les Quarts de Finale..

 

Quarts de Finale : les 24 et 31 octobre 2017

Matches aller-retour (prolongation lors du second match en cas d'égalité au goal average)

 

Demi-finales : les 14 novembre et 5 décembre 2017

Matches aller-retour (prolongation lors du second match en cas d'égalité au goal average)

 

Finale : le 18 février 2018

A Disneyland Paris, en lever de la Finale de la Disneyland Paris Leaders Cup LNB.

par LNB
Source: LNB/SLUC

Betclic Game Center

Calendrier Pro A

Équipe domicile Score Équipe extérieur
05 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
80 – 60 Strasbourg
LNB TV
06 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
76 – 71 Monaco
LNB TV
07 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
82 – 89 Strasbourg
LNB TV
08 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
83 – 94 Monaco
LNB TV
09 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
79 – 85 Le Mans
LNB TV
13 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
81 – 77 Le Mans
LNB TV
15 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
77 – 87 Le Mans
LNB TV
18 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
84 – 72 Monaco
LNB TV
20 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
69 – 78 Monaco
LNB TV
24 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
74 – 76 Le Mans
LNB TV

Classement Pro A

Jeep® ÉLITE – Classement à la 34ème journée
Pos Équipe % Victoire Résultats
1 Monaco 74 25v - 9d
2 Strasbourg 71 24v - 10d
3 Le Mans 62 21v - 13d
4 Limoges 59 20v - 14d
5 Dijon 59 20v - 14d
6 Lyon-Villeurbanne 56 19v - 15d
7 Nanterre 56 19v - 15d
8 Pau-Lacq-Orthez 53 18v - 16d
9 Bourg-en-Bresse 50 17v - 17d
10 Levallois 48 16v - 18d
11 Le Portel 48 16v - 18d
12 Chalon/Saône 45 15v - 19d
13 Gravelines-Dunkerque 45 15v - 19d
14 Châlons-Reims 45 15v - 19d
15 Cholet 42 14v - 20d
16 Antibes 39 13v - 21d
17 Boulazac 36 12v - 22d
18 Hyères-Toulon 18 6v - 28d

Calendrier Pro B

Équipe domicile Score Équipe extérieur
27 mai (PROB-Playoffs Accession)
60 – 73 Fos-sur-Mer
LNB TV
28 mai (PROB-Playoffs Accession)
77 – 76 Orléans
LNB TV
30 mai (PROB-Playoffs Accession)
85 – 86 Rouen
LNB TV
02 juin (PROB-Playoffs Accession)
83 – 36 Lille
LNB TV
79 – 75 Rouen
LNB TV
04 juin (PROB-Playoffs Accession)
70 – 92 Fos-sur-Mer
LNB TV
77 – 52 Roanne
LNB TV
07 juin (PROB-Playoffs Accession)
71 – 55 Lille
LNB TV
11 juin (PROB-Playoffs Accession)
68 – 72 Fos-sur-Mer
LNB TV
14 juin (PROB-Playoffs Accession)
76 – 70 Roanne
LNB TV

Classement Pro B

PROB – Classement à la 34ème journée
Pos Équipe % Victoire Résultats
1 Blois 80 27v - 7d
2 Roanne 77 26v - 8d
3 Orléans 74 25v - 9d
4 Fos-sur-Mer 71 24v - 10d
5 Lille 68 23v - 11d
6 Saint-Chamond 65 22v - 12d
7 Nancy 56 19v - 15d
8 Rouen 50 17v - 17d
9 Evreux 48 16v - 18d
10 Denain 48 16v - 18d
11 Aix-Maurienne 45 15v - 19d
12 Vichy-Clermont 42 14v - 20d
13 Nantes 36 12v - 22d
14 Caen 36 12v - 22d
15 Quimper 33 11v - 23d
16 Poitiers 33 11v - 23d
17 Le Havre 30 10v - 24d
18 Charleville-Mézières 18 6v - 28d

Matches TV

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