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Interview Grand Format Pro B –

Clément Cavallo (Roanne) : « L’an dernier, nous avons manqué d’expérience… »

Clément Cavallo, est le 2e joueur français à l’évaluation de Pro B. Et Roanne de pointer à 4V–0D. Découverte de ce fils d’un ancien basketteur pro…

Clément, pas grand monde ne le sait dans le basket français, mais votre papa, Claude, a joué longtemps dans l’élite, avec Monaco notamment, où il évoluait avec les naturalisés Billy Joe Williams, Pierre Bressant et le papa d’Al Horford, « Tito Horford »… Que devient votre paternel ?

Oui, mon père a joué à Antibes à la fin des années 80, à Nice et Monaco quand ces clubs étaient en première division, puis avait été Champion de Nationale 1B (ex-Pro B), avec Montpellier, à l’époque d’Appolo Faye, Bruno Ruiz, Rick Raivio et Sam Mitchell avec Jean Galle comme coach. Et, c’est vrai, avec Tito Horford à Monaco. Ils sont toujours en contact, d’ailleurs. En 1997-98, mon père était assistant d’Hervé Dubuisson, qui coachait Antibes. Ensuite, à l’arrivée de Jacques (Monclar), qui arrive avec serge Provillard, il s’est occupé du centre de formation avec Christophe Denis. Après, il est resté au club avec la section amateur. Il m’a coaché en Minime France, par exemple. Ensuite, il a souhaité faire autre chose. Il est toujours sur Antibes, mais travaille pour le Conseil Général des Alpes Maritimes. Je ne l’ai jamais vu jouer en pro, mais j’ai très souvent regardé des cassettes comme un match face à Cholet où il y avait déjà Jim Bilba, Antoine Rigaudeau, etc. Ses cassettes, eles m’ont aussi permis de voir Freddy Hufnagel, ou encore le tout jeune Lolo Sciarra quand mon père finissait sa carrière de joueur à Hyères-Toulon. En revanche, dès que je croise un joueur de son époque, comme Laurent Pluvy par exemple, ils me parlent sans arrêt de lui.

Claude Cavallo (ici sous le maillot d'Antibes)

Votre papa était, de mémoire, plus physique que technique et résolument intérieur. D’où vous vient cette polyvalence, d’avoir joué les rats de gymnase petit ?

Ce qu’on me raconte, c’est que papa était un poste 4-5 mais avec un vrai côté guerrier. Il paraît qu’il avait les coudes assez acérés ! Mais on shoote encore quand je rentre chez moi l’été, et il a quand même un bon petit shoot à mi-distance. Il n’était pas que rugueux ! C’est vrai que j’ai grandi dans des gymnases, mais ma polyvalence vient surtout du fait que j’ai grandi super tard. En Minime France, je jouais meneur. J’étais un petit gringalet de 1,68 m, pas bien épais. Ce n’est qu’en Cadets que j’ai poussé, en prenant 30 cm en trois ans. Résultat, j’ai évolué à toutes les positions entre Minime, Cadet, Espoir et pro.

C’est aussi cette croissance tardive qui explique que vous ne comptiez pas de sélection dans les équipes de France de jeunes...

Oui et non. Je n’avais pas le niveau non plus. En Minime France, j’étais microscopique mais avec de très grands pieds. J’avais l’air d’un tout petit clown dans des fringues trop grandes. Je n’avais pas le niveau même pour effectuer des stages de repérage. J’ai donc dû attendre l’an passé pour être appelé avec les A’.

Vous avez fait le centre de formation du HTV, mais où avez-vous commencé le basket ?

J’ai commencé tout petit à Castelnau-le-Lez, en mini-poussin. Puis, à la séparation de mes parents, je suis revenu vivre sur Antibes avec mon père. J’y ai joué de Poussin à Cadet, puis en dernière année Cadet, j’avais fait des tests avec la JDA et le HTV, vu qu’Antibes, descendu en Pro B, n’avait plus de Centre de Formation. À Hyères, ils m’ont de suite offert un contrat d’aspirant, je crois, ce qui fait que j’ai opté pour le HTV.

Après le HTV, vous êtes parti deux ans à Fos puis Denain en Pro B. Était-ce la post formation idéale ?

En fait, le club m’a indiqué, au printemps 2012, qu’il n’allait pas me signer de contrat pro. Du coup, je me suis retrouvé au chômage et j’ai dû attendre le mois d’octobre pour signer pour une pige à Fos. Cela avait été dur, parce que tu passes d’un coup du championnat espoir où je venais de terminer top-scoreur à Pôle Emploi. Mais ça a été au final bénéfique parce que j’ai pu faire des choses intéressantes pendant ma pige, au point que Rémi Giuitta (le coach du FOPB, ndlr) m’a prolongé. Là, j’ai vraiment beaucoup appris parce que, dans cette équipe, il y avait Sacha Giffa, Édouard Choquet, qui avait explosé cette saison-là, Karim Atamna, Williams Soliman, Sherman Gay ou Mamadou Dia. À Denain, ça a été différent. Une saison à deux faces car, au début, avec Marc Silvert, le coach qui m’avait signé, j’avais pas mal de minutes. Puis, quand Fabrice Courcier a pris sa place, j’ai moins joué. Mais cela m’a fait bosser sur certains aspects de mon jeu pour avoir une chance de retrouver du temps de jeu.

Mais vous loupez la fameuse saison 2011-12 où le club s’est retrouvé sans le sou et a dû donner du temps de jeu à des Louis Labeyrie, Axel Julien, etc. Un regret ?

Un regret non, puisqu’ils ne voulaient pas de moi. À l’époque, le GM du HTV pensait que je n’avais pas le niveau pour évoluer ni en Pro A ni en Pro B. Donc, pas de regret. J’étais très content pour Axel en revanche, parce que ça lui a permis d’éclater et que c’est un de mes meilleurs potes dans la vie. Et puis, avec Fos cette année-là, nous avons été jusqu’en demi-finales des Playoffs face à Limoges, donc ça a été une expérience que je n’échangerais pour rien au monde.

Après votre retour, en 2013-14, vous avez eu un vrai rôle au HTV. Pourquoi avoir choisi de partir à l’été 2016 alors que le club montait en Pro A ?

D’abord, pour revenir un peu en arrière, quand j’ai décidé de revenir au HTV, les deux raisons principales étaient la présence d’Axel et celle de Laurent Legname sur le banc. Les gens, à Denain, ne savaient pas trop s’ils voulaient me conserver. En début d’été, j’ai un appel de Jean-Aimé Toupane, qui était encore coach mais allait partir pour être remplacé par Laurent Legname. Retrouver mon club formateur, un super pote et un coach qui m’avait entraîné avec l’équipe de ma fac, je n’ai pas hésité longtemps. La première année, j’ai eu plus de responsabilités que prévu en raison de la blessure de Christophe Léonard. Ensuite, dès la deuxième année, j’ai eu un rôle plus important et on fait une bonne saison. Enfin, en 2015-16, Kyle Milling m’a prolongé très tôt et on effectue une saison de rêve pour obtenir le titre et la montée en Pro A. Ce titre, le premier d’un club qui est aussi mon club formateur, c’est une vraie fierté. À l’été suivant, le discours de Kyle était de dire qu’il voulait me conserver. Comme j’ai l’ambition d’évoluer en Pro A, ça m’allait bien. Mais au final, ils n’arrivent pas à se débarrasser de quelques joueurs qui voulaient pourtant partir au départ. Et là, Kyle et le GM m’expliquent que le rôle qu’ils allaient pouvoir me proposer ne serait pas très gratifiant pour moi. Ils ont été honnêtes. J’ai donc décidé de partir, je ne voulais pas aller en Pro A pour faire de la figuration. Ensuite, Laurent Pluvy m’a contacté dès la fin de saison et, après une conversation de 20 minutes avec lui, j’ai décidé d’aller à Roanne parce que son discours m’a séduit.

L’an dernier, avec Roanne, l’équipe plane sur le début de saison et la Leaders Cup, mais passe à deux doigts d’une relégation en N1. Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ?

Franchement, je n’en sais rien. C’est quelque chose qui m’a trotté dans la tête toute la saison. Parce que ce n’est pas possible d’avoir été si bon en prépa et pendant le début de saison, avoir passé 30 points à Orléans en Coupe de France, et produire ensuite si peu... En fait, jusqu’à la Leaders Cup, nous ne sommes pas géniaux mais nous sommes encore dans les clous. On plane sur la finale, puis, après, on dégringole. C’est peut-être aussi un manque d’expérience, parce que nous avions l’équipe la plus jeune de la division avec Denain. On perd, je crois, une dizaine de matches de 5 points ou moins. Mais à part ça, on avait vraiment du talent avec le MVP de la saison précédente, nos deux Finlandais qui sont des internationaux et ont du talent, Arthur Rozenfeld qui a signé ensuite à Chalon... Non, franchement, nous avions une équipe pour faire vraiment mieux que ça. Terminer en se sauvant à deux journées de la fin sur un match de fou à Saint-Quentin, c’est extrêmement surprenant. Mais c’est le basket...

Cette saison, c’est un peu l’inverse : une préparation pas évidente, une élimination en Leaders Cup mais depuis, la Chorale tourne plein régime. Quels sont les principaux changements entre ces deux versions de l’équipe ?

Oui, même si en préparation, nous avons quand même connu quelques petits pépins. Robert (Nyakundi) a été blessé trois semaines, puis nous avons été 4 à être malades après un match. Du coup, on commence mal la Leaders Cup avec deux défaites. Depuis, on a réussi à mettre en place notre jeu sur les deux derniers matches de Leaders Cup et en Championnat.

À votre avis, que peut viser cette équipe cette saison ?

Je n’en sais vraiment rien. La Pro B est tellement bizarre. Et puis, en basket, tu passes très vite d’une période d’euphorie à des semaines ou plus rien ne marche. Regarde Le Mans, ils sont à 6-0 quand ils accueillent Chalon qui n’a pas gagné un match et... ils se font battre. Nous avons d’excellents joueurs, avec de l’expérience en plus, comme David Jackson et Jason Williams, qui sont parmi les meilleurs avec qui j’ai joué. Alexis (Tanghe) a connu deux montées avec Boulazac et Bourg, Mathis (Keita), qui était en A’ avec moi cet été et qui jouait en Pro A l’an dernier. Même les joueurs formés au club, Thomas (Ville) et les frères Brun, progressent d’année en année. Enfin, Robert Nyakundi a été champion avec le HTV et Nikola Jeftic qui a pas mal d’expérience du basket européen sont de vrais plus.

Avec 8 scoreurs à 8 points et plus, le danger, à Roanne, peut venir de partout...

Oui, c’est aussi la façon dont nous fait jouer Laurent (Pluvy). Tout le monde est agressif et, à chaque rencontre ou presque, on trouve quelqu’un de différent qui nous fait un gros match offensif. C’est une de nos forces parce que cela nous rend plus difficile à défendre.

À titre personnel, vous êtes 2e Français de Pro B à l’évaluation (18,5 de moyenne), en noircissant à peu près toutes les colonnes statistiques (12,8 pts à 59,3%, 6,3 rbds et 3,3 assists). Le saviez-vous ?

Vous me l’apprenez. Mais ça fait plaisir à entendre. Cela prouve que je me sens bien dans l’équipe et que, au bout d’un an, j’ai mieux assimilé ce que me demande le coach. Je ne fais pas trop attention à mes stats, mais plutôt à faire tout mon possible, des deux côtés du terrain, pour aider l’équipe à gagner.

Les gens ne voient pas forcément beaucoup de matches de Pro B. Comment décrire ton jeu ? Couteau suisse ?

(Il rit) Oui, c’est un peu ça... Je peux évoluer sur trois postes, 2, 3 et 4, aussi bien en attaque qu’en défense. Je suis un joueur qui défend, qui prend des rebonds et qui adore faire des passes. D’ailleurs, Laurent m’a beaucoup crié dessus pour que je prenne plus ma chance, tout comme l’avaient fait Laurent Legname et Kyle Milling auparavant d’ailleurs... Je cherche parfois plus l’extra-passe plutôt que de prendre mon shoot. C’est quelque chose sur quoi je travaille depuis deux ou trois ans.

par LNB
Source: LNB

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Calendrier Pro A

Équipe domicile Score Équipe extérieur
16 février (Disneyland Paris Leaders Cup LNB)
93 – 66 Bourg-en-Bresse
LNB TV
70 – 77 Lyon-Villeurbanne
LNB TV
71 – 61 Cholet
LNB TV
74 – 84 Nanterre
LNB TV
17 février (Disneyland Paris Leaders Cup LNB)
79 – 66 Lyon-Villeurbanne
LNB TV
82 – 74 Nanterre
LNB TV
18 février (Disneyland Paris Leaders Cup LNB)
83 – 78 Le Mans
02 mars (21ème journée)Pariez
20:00 Monaco
20:30 Hyères-Toulon
20:30 Nanterre

Classement Pro A

PROA – Classement à la 20ème journée
Pos Équipe % Victoire Résultats
1 Le Mans 70 14v - 6d
2 Strasbourg 70 14v - 6d
3 Monaco 70 14v - 6d
4 Limoges 60 12v - 8d
5 Bourg-en-Bresse 60 12v - 8d
6 Lyon-Villeurbanne 56 11v - 9d
7 Nanterre 56 11v - 9d
8 Dijon 50 10v - 10d
9 Gravelines-Dunkerque 50 10v - 10d
10 Cholet 45 9v - 11d
11 Antibes 45 9v - 11d
12 Pau-Lacq-Orthez 45 9v - 11d
13 Le Portel 45 9v - 11d
14 Levallois 45 9v - 11d
15 Châlons-Reims 40 8v - 12d
16 Chalon/Saône 30 6v - 14d
17 Boulazac 30 6v - 14d
18 Hyères-Toulon 30 6v - 14d

Calendrier Pro B

Équipe domicile Score Équipe extérieur
18 février (Disneyland Paris Leaders Cup LNB)
98 – 87 Orléans
02 mars (20ème journée)Pariez
20:00 Le Havre
20:00 Roanne
20:00 Nantes
20:00 Saint-Chamond
20:00 Quimper
20:30 Blois
20:30 Poitiers
03 mars (20ème journée)Pariez
20:00 Fos-sur-Mer
06 mars (21ème journée)Pariez
20:00 Orléans

Classement Pro B

PROB – Classement à la 19ème journée
Pos Équipe % Victoire Résultats
1 Orléans 85 16v - 3d
2 Blois 79 15v - 4d
3 Fos-sur-Mer 74 14v - 5d
4 Saint-Chamond 69 13v - 6d
5 Lille 69 13v - 6d
6 Roanne 69 13v - 6d
7 Nancy 64 12v - 7d
8 Denain 53 10v - 9d
9 Rouen 53 10v - 9d
10 Evreux 37 7v - 12d
11 Vichy-Clermont 37 7v - 12d
12 Caen 37 7v - 12d
13 Poitiers 37 7v - 12d
14 Nantes 32 6v - 13d
15 Aix-Maurienne 32 6v - 13d
16 Le Havre 32 6v - 13d
17 Quimper 27 5v - 14d
18 Charleville-Mézières 22 4v - 15d

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