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Germain Castano : « Le club a de grandes ambitions »

La descente en Pro B a été parfaitement digérée à Orléans. L’OLB caracole en tête du championnat. Son entraîneur, Germain Castano, savoure...

Les Orléanais n’ont perdu que deux fois en 21 matches officiels depuis le début de la saison. Le contraste est saisissant avec la saison passée, bouclée avec un triste bilan de 9 victoires pour 25 défaites. Un exercice marqué par le limogeage de Pierre Vincent* et des dissensions en coulisse. Après 11 saisons en Pro A, l’OLB quittait l’élite par la petite porte. Quelques mois plus tard, les sourires sont revenus dans le Loiret. Autour d’une nouvelle équipe dirigeante, d’un nouveau coach et de huit nouveaux joueurs, le club a enclenché une nouvelle dynamique. L’objectif d’évoluer en Pro A au moment de la livraison de la future salle est bien avancé. À l’horizon 2020, Orléans disposera d’une enceinte de 8 500 à 10 000 places dans le cadre du projet CO’Met. Elle sera alors la plus grande salle de la LNB. De quoi nourrir quelques ambitions…

Germain, le 23 décembre 2016 vous étiez coupé à Boulogne-sur-Mer, alors lanterne rouge de la Pro B. Un an plus tard, vous êtes leader du championnat avec Orléans. Que faut-il en penser ?

Comme quoi les années passent et ne se ressemblent pas toujours. Le mot revanche ne fait pas partie de mon répertoire. Cela fait partie du métier de perdre son boulot. Simplement j’ai eu un peu de mal d’avaler la façon dont cela s’est passé. Je venais de faire huit années et demie dans ce club. J’avais appris mon licenciement en conférence de presse par un journaliste. Ça, c’était moyen. Ça a été dur mais je ne suis pas resté sans rien faire. J’ai beaucoup bougé. Je suis parti en Lituanie pour voir comment cela bossait. Je suis parti à Madrid voir plusieurs clubs. En France, je suis allé voir Kyle Milling, Philippe (Hervé), Vincent (Collet) à Strasbourg. Cet été, j’ai eu la chance malgré ma dernière année difficile d’avoir plusieurs opportunités. J’ai bien senti le projet d’Orléans. Et aujourd’hui je suis bien content d’être là. Vous n’imaginez pas à quel point j’apprécie d’être dans cette situation. Quand tu prends une grosse claque dans la figure, tu es bien content ensuite d’avoir une petite caresse sur la joue.

Vous êtes le même coach aujourd’hui qu’il y a un an...

Effectivement je suis toujours le même entraîneur, qui a toujours la même passion. L’année dernière avec Boulogne, je m’étais trompé sur 2-3 mecs pendant le recrutement et je l’ai traîné. Quand tu commences avec quelques courtes défaites, que tu rentres dans une spirale, qu’il manque des leaders… Le recrutement pour moi, c’est 70% de la réussite d’une saison.

Diriez-vous que votre coupure forcée a été bénéfique ?

C’est facile de dire cela maintenant mais oui, ça m’a fait beaucoup de bien même si j’ai eu du mal à l’accepter au début. Ca m’a permis de respirer après avoir eu la tête dans le guidon pendant 8 ans et demi. J’ai essayé de comprendre où on avait fait des erreurs. Et puis je suis un grand curieux, j’aime voir ce qui se passe à droite à gauche. Alors j’ai pris le temps. C’est enrichissant de voir d’autres méthodes, d’observer où on est en avance en France, où on est en retard.

Vous avez beaucoup insisté sur l’état d’esprit qui se dégage de votre groupe actuel. Est-ce quelque chose qu’on peut anticiper ?

Il y a deux-trois petites choses que tu peux anticiper. D’abord quand tu reprends des joueurs qui t’ont donné satisfaction dans les années précédentes. Après, on ne va pas revenir sur le contexte d’Orléans la saison dernière. Je sortais moi-même d’un contexte difficile avec Boulogne-sur-Mer. Il fallait que j’emmène des mecs que je connaissais, des mecs qui allaient contrôler le vestiaire. C’est pour ça que j’ai fait venir Loïc Akono, Junior Mbida (champions avec Boulogne en 2014), Kadri Moendadze. Je m’étais renseigné bien sûr sur Kyle McAlarney et Marcellus Sommerville, ça m’a rassuré. Marc Judith, on ne m’en a dit que du bien. Même chose pour Djimmy Djimrabaye et Gaylor Curier. Le seul doute que j’avais, c’était Miralem Halilovic et Alex Abreu. Et j’ai eu la chance que ça se passe super bien. Les deux sont heureux d’être là, sont contents de partager. L’état d’esprit au quotidien est juste fabuleux. Cela fait du bien au club, à l’équipe, à tout le monde.

 

Le Bosnien Miralem Halilovic (2,05 m, 27 ans) est l'une des grandes satisfactions de ce début de championnat (Photo : OLB)

La saison est encore longue mais retrouvez-vous des effluves ou des sensations que vous avez connu à Boulogne-sur-Mer l’année de la montée ?

Sur ce début de saison oui. Parce qu’il y a des mecs majeurs comme on avait à l’époque avec Zach Peacock, Stephen Brun et compagnie. Et des mecs autour qui apparaissaient chacun leur tour. Dans l’état d’esprit, c’était exactement ça. Avec Boulogne-sur-Mer, on avait fait une série de huit victoires. Quand tu gagnes, c’est plus facile. Mais l’état d’esprit… Je ne suis pas un dictateur, je suis un passionné. Même s’il faut mettre des règles, je ne suis pas là pour faire la police. J’aime bien quand les mecs quand les mecs ont cette valeur d’appartenance, sont contents d’être là, savent ce que c’est de travailler, parce que les feignants ça me saoule. Quand tu as ça, tu es tranquille.  Je peux pardonner plein de choses aux mecs, des tirs ratés, des passes loupées. La seule chose que j’aurais du mal à pardonner, c’est qu’ils pensent à eux avant l’équipe, qu’ils soient suffisants, ou manquent d’humilité.

Au-delà de votre bilan de victoires, vous produisez un beau basket. Vous tournez à 91 points par match, à 25 passes de moyenne. Ca aussi, on imagine que c’est pour vous une vraie satisfaction ?

Quand tu es entraîneur tu ne peux pas dire le contraire. Dans mon style de jeu, je donne pas mal de libertés dans le début de la possession, quand on prend le rebond. Je leur dit simplement où il faut aller courir, et partager le ballon.

Les passes décisives, c’est la première statistique que vous regardez ?

Souvent, oui. Il faut absolument qu’on partage la balle parce que dans cette équipe tout le monde est capable d’être efficace. Je compare souvent le ballon à une sucrerie et je veux que tout le monde ait les mains qui collent à la fin du match, pas seulement un ou deux joueurs. Le deuxième point, c’est qu’on a bien senti que le public orléanais a été en manque de plaisir sur l’année passée. On veut offrir aux gens un basket champagne. Mais je reste très lucide. Je sais qu’une équipe peut s’enrayer facilement.

Le public revient à la salle ? Quelle est l’ambiance au Palais des Sports ?

Très honnêtement, c’était un peu triste sur les premiers matches. C’était la Leaders Cup. La lisibilité de cette compétition était difficile pour ce public, parce que ça faisait douze ans qu’ils étaient en Pro A donc ils ne savaient pas ce que c’était. Il n’y avait pas beaucoup de monde non plus pour les premiers matches de championnat. Et sur les derniers matches, contre Caen et Lille, on a eu une salle pleine à 85% (ndlr : contre Evreux également). Les gens avaient le sourire. Si on continue à proposer un bon basket et à gagner, les gens vont revenir au Palais des Sports.

Le club a vécu quelques années noires. C’est peut-être délicat pour vous d’évoquer ce sujet mais aujourd’hui, quel est le climat à l’OLB ?

Je ne fais pas de langue de bois. Le club a vécu des années difficiles, certes, mais ce n’est pas mon histoire. Quand je suis arrivé à Orléans et que je croisais des gens qui me demandaient si j’étais le nouvel entraîneur d’Orléans, je répondais oui et les gens me mettaient la main sur l’épaule et me disaient « bon courage ». Une fois, deux fois… au bout de la quinzième, tu commences à trouver ça bizarre. Tu sens que le club a souffert mais aujourd’hui l’atmosphère est apaisée. Surtout je suis au quotidien avec mes joueurs et mon staff. Je ne sens aucune chose néfaste autour de l’équipe.

Quels sont vos relations avec le nouveau président, Didier Nourault, qui est issu du monde du rugby ?

J’ai de très bonnes relations. Certes il ne connaît pas le basket mais il y a une chose qu’on ne peut pas lui enlever, c’est qu’il connaît le sport de haut niveau. Il a entraîneur de Top 14. Il connait l’exigence du haut niveau. Il me laisse tranquille, par contre il est curieux, il aime bien voir les entraînements. Il s’intéresse. Mais j’y reviens, c’est tellement facile quand tu gagnes dix matches d’affilée. Je ne sais pas comment on va réagir si on a trois défaites d’affilée, si un jour on les a.

Il y a un projet de salle bien avancé à Orléans, à l’horizon 2020. Est-ce que tu sens un club ambitieux, qui se projette déjà ?

Oui je sens à travers cette salle que le club a de grandes ambitions. Je remercie la ville parce que ça fait trois fois qu’ils nous demandent de venir à la mairie pour donner nos avis sur les dispositions des vestiaires, des bureaux et autres dans la future salle. C’est vrai que ça sortira en 2020. Peut-être que je ne serai pas le coach d’Orléans en 2020, mais ce n’est pas le problème (Germain Castano est sous contrat jusqu’en juin 2019 + une année optionnelle). Tu sens que le projet de la CO’Met va être un truc extraordinaire. Après, ils te laissent bien entendre qu’avec un tel outil, il ne faudra pas être en Pro B. On ne me fait pas sentir cette pression tous les jours. On m’a dit que ce serait bien de monter dans les deux années à venir.

La future salle d'Orléans disposera d'une capacité de 8 500 à 10 000 places, à comparer aux 3 100 places de l'actuel Palais des Sports.

*L'OLB est condamné à verser un peu plus de 250 000 euros à son ancien entraîneur, licencié pour faute grave en janvier 2017. Le club a la possibilité de faire appel.

par LNB
Source: LNB

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Calendrier Pro A

Équipe domicile Score Équipe extérieur
05 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
80 – 60 Strasbourg
LNB TV
06 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
76 – 71 Monaco
LNB TV
07 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
82 – 89 Strasbourg
LNB TV
08 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
83 – 94 Monaco
LNB TV
09 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
79 – 85 Le Mans
LNB TV
13 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
81 – 77 Le Mans
LNB TV
15 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
77 – 87 Le Mans
LNB TV
18 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
84 – 72 Monaco
LNB TV
20 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
69 – 78 Monaco
LNB TV
24 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
74 – 76 Le Mans
LNB TV

Classement Pro A

Jeep® ÉLITE – Classement à la 34ème journée
Pos Équipe % Victoire Résultats
1 Monaco 74 25v - 9d
2 Strasbourg 71 24v - 10d
3 Le Mans 62 21v - 13d
4 Limoges 59 20v - 14d
5 Dijon 59 20v - 14d
6 Lyon-Villeurbanne 56 19v - 15d
7 Nanterre 56 19v - 15d
8 Pau-Lacq-Orthez 53 18v - 16d
9 Bourg-en-Bresse 50 17v - 17d
10 Levallois 48 16v - 18d
11 Le Portel 48 16v - 18d
12 Chalon/Saône 45 15v - 19d
13 Gravelines-Dunkerque 45 15v - 19d
14 Châlons-Reims 45 15v - 19d
15 Cholet 42 14v - 20d
16 Antibes 39 13v - 21d
17 Boulazac 36 12v - 22d
18 Hyères-Toulon 18 6v - 28d

Calendrier Pro B

Équipe domicile Score Équipe extérieur
27 mai (PROB-Playoffs Accession)
60 – 73 Fos-sur-Mer
LNB TV
28 mai (PROB-Playoffs Accession)
77 – 76 Orléans
LNB TV
30 mai (PROB-Playoffs Accession)
85 – 86 Rouen
LNB TV
02 juin (PROB-Playoffs Accession)
83 – 36 Lille
LNB TV
79 – 75 Rouen
LNB TV
04 juin (PROB-Playoffs Accession)
70 – 92 Fos-sur-Mer
LNB TV
77 – 52 Roanne
LNB TV
07 juin (PROB-Playoffs Accession)
71 – 55 Lille
LNB TV
11 juin (PROB-Playoffs Accession)
68 – 72 Fos-sur-Mer
LNB TV
14 juin (PROB-Playoffs Accession)
76 – 70 Roanne
LNB TV

Classement Pro B

PROB – Classement à la 34ème journée
Pos Équipe % Victoire Résultats
1 Blois 80 27v - 7d
2 Roanne 77 26v - 8d
3 Orléans 74 25v - 9d
4 Fos-sur-Mer 71 24v - 10d
5 Lille 68 23v - 11d
6 Saint-Chamond 65 22v - 12d
7 Nancy 56 19v - 15d
8 Rouen 50 17v - 17d
9 Evreux 48 16v - 18d
10 Denain 48 16v - 18d
11 Aix-Maurienne 45 15v - 19d
12 Vichy-Clermont 42 14v - 20d
13 Nantes 36 12v - 22d
14 Caen 36 12v - 22d
15 Quimper 33 11v - 23d
16 Poitiers 33 11v - 23d
17 Le Havre 30 10v - 24d
18 Charleville-Mézières 18 6v - 28d

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